Une nuit placée sous le signe du mouvement

Créée en 2002, sous l’impulsion de Bertrand Delanoë, Nuit Blanche est aujourd’hui l’événement le plus visité de Paris avec près d’2 millions de visiteurs en 2019. Cet événement nocturne a initialement été créé dans le but de rendre la culture et l’art contemporain accessibles au plus grand nombre de personnes. Nuit Blanche permet également de découvrir Paris sous un autre angle le temps d’un instant, dans une ambiance festive, artistique et bienveillante. La machine événementielle qu’est Nuit Blanche, est organisée par la Ville de Paris ainsi que la Métropole du Grand Paris. Nuit blanche ne compte pas moins de 50 partenaires comme Adidas, SNCF ou encore France Télévisions. L’organisation embauche 90 médiateurs culturels répartis autour de trois points d’informations.
« Nuit Blanche est un moment unique de la vie culturelle parisienne »
Anne Hidalgo, maire de Paris
Cette année, Nuit Blanche s’est tenue le 5 octobre et avait pour thème le « mouvement ». Un thème judicieusement bien choisi incarné dans une des plus grandes métropoles mondiales où se croisent et se décroisent voitures, transports en communs, piétons et autres nouveaux moyens de transports. Le temps d’une nuit plus de 200 expositions d’art sont à la portée de tous.
« Une Nuit mobile, dansante, circulaire, promeneuse, émouvante, emportée, sportive, festive, mobilisant les corps, les yeux et les esprits ! »
Didier Fusiller, directeur artistique et président de la grande Halle de la Villette
Nouveauté ! Cinq temps forts ont marqué Nuit Blanche en 2019 : la Parade ; les Artistes Promeneurs ; la Grande Traversée ; le Vélodrome ; les Stations.

La Parade. Entre Concorde et Bastille, 12 œuvres monumentales inédites ont défilé dans une atmosphère de fête. Sur char, tiré, roulant ou à pied, les œuvres d’art contemporain – toutes spectaculaires et différentes les unes des autres – ont descendu la rue de Rivoli entièrement piétonisée pour l’occasion. Lancée de barbe à papa, la danse des robots, un dragon volant, la Philharmonie de Paris, un char de tatoueur, et bien d’autres étaient de la partie.

La Parade fut clôturée par un spectacle pyrotechnique sur la place de la Bastille, rendant hommage aux fusillés de 1830 et de 1848. Ce final a été confié au Groupe F – également réalisateur de certains feux d’articles de la Tour Eiffel ainsi que les spectacles pyrotechniques des Grandes Eaux Nocturnes au Château de Versailles.

Le vélodrome. Chevauchez vos vélos, tous sur le périph’ ! Durant une partie de la nuit, le périphérique était fermé entre porte de Pantin et porte de la Villette. La route était réaménagée en vélodrome citoyens où, mis à part le fait que les gens pouvaient y faire du vélo, de nombreuses activités y était proposées : Silence Party, DJ set, piste de danse, food trucks, ….

Pendant que vélos et trottinettes circulaient sans encombre dans une ambiance festive sur le périph’ ; voitures et motos étaient bloquées dans d’interminables bouchons sur les routes parallèles à l’axe fermé. Était-ce vraiment une bonne idée ?

La Grande Traversée. Découvrir des monuments culturels en courant, c’est possible ! Basket de running aux pieds, tenue de sport et dossard sur le dos, de nombreux coureurs-visiteurs ont (re)découvert les moments mythiques de la culture à Paris. Nuit Blanche proposait deux parcours au cœurs de Paris.

Entre le 16e, le 7e et le 8e, le parcours Ouest passait par le Trocadéro, la Tour Eiffel, Concorde ou encore Invalides. Entre le 1er et le 4e, le parcours Est passait par le Louvre, Hôtel de ville ou encore la Conciergerie.

Les Artistes Promeneurs. Seul ou en groupe, ce sont huit artistes qui ont déambulé dans les rues de Paris et de sa Métropole. Parmi eux, on remarque Emilion Lopez-Menchero, le toréador et son vélo taureau ou encore Pilar Albarracin et sa horde de femme en costumes traditionnels de flamenco.

Les stations. Cette année, quatre stations ont été mis en place : Nord, Sud, Est et Ouest. Des lieux immobiles, dit Stations, étaient des regroupement d’installations d’art et d’animations. Parce que Nuit Blanche, ce n’est pas seulement Paris, c’est aussi sa banlieue. Une volonté d’étendre l’accès à l’art partout et pour tous.
Retour en images sur Nuit Blanche 2019
Nuit Blanche 2019 en chiffres
18ème édition depuis sa création
2 millions de visiteurs
50 partenariats
200 expositions d’art
90 médiateurs culturels
1.5 million d’euros de budget
Nuit Blanche d’avant et de maintenant
Très controversée à ces débuts, Nuit Blanche a essuyé des nombreuses critiques notamment pour des questions de sécurité – rappelons l’agression de Bertrand Delanoë en 2002. Aujourd’hui installée dans le paysage événementiel de la capitale, Nuit Blanche inspire de nombreux pays à travers le monde. Symbole de l’accès à la culture et de l’art contemporain, Nuit Blanche est reprise au Japon, en Australie, en Amérique, en Afrique mais aussi au Moyen-Orient et au Salvador.
Crédits photo à la Ville de Paris
